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Chères lectrices et lecteurs
Les fêtes commencent, et je vous souhaite de passer un bon moment en famille, avant que débute 2012.
L'année 2011 a été rude pour tout le monde, la crise n'a épargné personne. Mais 2012 ne s'ouvre pas qu'avec de mauvais auspices. Déjà outre-atlantique apparaissent les signes encourageants d'une reprise de l'activité. L'économie américaine recommence, depuis plusieurs mois d'affilée, à créer des emplois. Le nombre de demandeurs d'emploi aux Etats-Unis est à son plus bas niveau depuis avril 2008. La bataille n'est bien entendu pas encore gagnée, mais elle semble prendre un chemin encourageant.
2012 s'annonce aussi comme une année pleine de promesses pour le Berry et pour Bourges. Nous connaîtrons en juin le projet de tracé choisi par RFF. Restons mobilisés pour défendre le tracé Ouest qui offre le plus de garanties pour l'Indre et le Cher. Et, à Bourges, nous prendrons une décision sur le projet de Palais des sports, et trouverons le moyen de donner au Bourges Basket un nouvel élan sans mettre en danger les finances de la ville et des Berruyers.
2012, c'est aussi pour la France une année cruciale. D'un côté nous aurons les tenants du repli sur soi, avec Marine Le Pen et Jean-Luc Mélanchon. Sans préjuger de leur attachement à la République ou à la France, suivre leurs propositions c'est nous conduire inévitablement à un déclin par étouffement. De l'autre, vous entendrez les sirènes de la fuite en avant, de candidats faisant comme si la crise n'avait pas enfin ouvert nos yeux. C'est la fuite en avant douce avec un François Hollande qui accumule les promesses et les milliards d'euros de dépenses nouvelles, sans pouvoir s'imposer dans son propre camp. C'est la fuite en avant moralisatrice d'une Eva Joly apôtre de la décroissance qui serait fatale à notre pays.
Renvoyant dos à dos repli sur soi et irresponsabilité, l'UMP et Nicolas Sarkozy proposeront le seul chemin possible pour sortir par le haut de la crise, celui du courage et de la confiance ; le courage de prendre les mesures qui s'imposent quoi qu'il en coûte plutôt que de choisir la démagogie ; la confiance dans l'avenir de notre pays, dans sa capacité à rassembler ses forces pour sortir plus fort de la crise.
Nous aurons l'occasion d'en reparler dans les semaines qui viennent. D'ici là je vous souhaite, à toutes et à tous, de très bonnes fêtes de Noël et une très bonne année 2012.
Rédigé à 13:24 dans Bourges, Bourges Plus, le Berry, Politique, Région Centre | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Les primaires socialistes se sont achevées hier soir par la désignation de François Hollande. Au-delà du succès médiatique incontestable de l’opération, deux leçons doivent être tirées de ce scrutin.
Une démocratie modernisée
Tout d’abord, il faut saluer un succès démocratique. J’ai toujours été favorable, par principe, à l’organisation de primaires, et j’avais déjà indiqué sur ce blog (Bonne année ... 2012!) que les socialistes prenaient une responsabilité politique importante en organisant une primaire ouverte pour désigner leur candidat. Si un échec l’avait soldée, c’était l’idée même de primaire qui était enterrée en France. Force est de constater que ce n’est pas le cas. Et je souhaite de tout cœur que la droite et le centre sachent s’en inspirer. Si c’est un peu tard pour 2012, la vie démocratique ne s’arrêtera pas l’an prochain.
Un parti socialiste archaïque
Mais que les primaires soient un succès est peut être la seule chose positive qui ressorte du scrutin. Une fois encore, les socialistes français ont montré leur irresponsabilité. Dans un contexte de crise économique historique, plaçant les finances publiques et la dette au cœur du maelström, c’est bien un candidat de la dépenses douce qui a été désigné hier soir. Du contrat de génération, à la sortie du nucléaire, en passant par l’allocation d’autonomie et la création de 60 000 emplois dans l’éducation nationale, ce sont déjà plusieurs dizaines de milliards d’euros de dépenses nouvelles promises par François Hollande, avec pour les financer des augmentations d’impôts tous azimuts.
Moins tranchant et sectaire que Martine Aubry, sans doute plus modéré qu’Arnaud Montebourg, François Hollande demeure au point d’équilibre d’une gauche française qui n’est toujours pas sortie de sa dépendance à la dépense publique et de son culte de l’Etat. Le succès au soir du premier tour de la primaire d’Arnaud Montebourg, et surtout le faible écho rencontré par le seul socialiste assumant un discours réformiste, à savoir Manuel Valls, montrent également que la gauche française est toujours dans un refus du monde tel qu’il est. Or personne ne changera jamais le cours des choses en bâtissant une politique sur des fantasmes.
La candidature de François Hollande a gagné en légitimité grâce à la primaire socialiste. Elle est pourtant loin, très loin d’être convaincante.
Rédigé à 09:41 dans Actualité, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Drôle de soirée que ce premier débat des primaires du parti socialiste. Les primaires socialistes, je l’ai déjà dit et écrit sur ce blog, sont une innovation politique dont nous pouvons attendre beaucoup. Elles peuvent virer à la catastrophe, mais également se transformer en levier de transformation profonde de nos pratiques politiques. C’est enfin et surtout une première étape pour six hommes et femmes qui prétendent à la plus haute fonction de notre pays, celle de président de la République. Ce n’est tout de même pas rien.
Dans une telle compétition, deux règles doivent primer : assumer son ambition, exposer ses différences. C’est tout le contraire que nous avons pu observer hier soir. Les différences sur le fond finissent par apparaitre, certes. Mais quel mal ont nos candidats à se libérer du projet adopté par le PS. Et pourtant, depuis quand le projet d’un parti, fut-il celui du parti socialiste, oblige-t-il un candidat à l’élection présidentielle ?
Mais le plus décevant, c’est leur incapacité à assumer leur ambition présidentielle. Pour un responsable politique, cette élection est la consécration d’une vie d’engagement au service de son pays. Il ne s’agit pas d’un énième congrès du PS. Il s’agit de la première rencontre entre une individualité et les Français. Or, cette obstination à esquiver le débat, ce respect de convenances d’apparences montre à quel point nos édiles ne sont pas dans le coup. Si ma mémoire est bonne, Barack Obama et Hillary Clinton ne se sont pas envoyés que des roses pendant les primaires démocrates. Cela n’a pas empêché Clinton, défaite, d’assumer ses responsabilités, ni Obama de remporter une brillante victoire.
En bref, cette primaire qui promettait d’entamer un processus de modernisation de notre vie démocratique est en train de tourner à un concours de beauté où chacun se contente d’échanger des amabilités et des banalités. La campagne n’est pas finie, mais décidemment bien décevante.
Rédigé à 10:49 dans Actualité, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Pour sa rentrée, le Conseil municipal s’est projeté dans le long terme.
On attendait un débat sur le projet de Palais des sports, l’avenir du sport professionnel à Bourges, et l’engagement de 30 millions d’euros que compte faire la ville dans ce nouvel équipement. Or la LGV a mis entre parenthèse cet investissement, du moins dans l’attente des résultats de l’étude menée en ce moment par RFF pour savoir quels sont les voies envisageables du désormais fameux tracé Ouest qui desservirait Bourges. A suivre donc…
Et c’est sur un tout autre débat que se sont focalisées les interventions, celui de l’aménagement du territoire de notre région Centre et son schéma régional d'aménagement du territoire (SRADDT). Ce document fixe les grandes priorités d’aménagement du territoire pour la région à dix ans. Il est probable qu’il serve de base de discussion, pour le financement des projets d’infrastructures notamment. Or Bourges et le Berry sont les grands oubliés de ce projet qui concentre son attention sur Tours, Orléans et le Val de Loire. J’ai déjà souligné pourquoi ce projet est inacceptable en l’état1.
La ville de Bourges a donc adopté un avis très critique sur la proposition de schéma régional d’aménagement et de développement durable du territoire (SRADDT) proposé par la région Centre. Nous demandons à la région de revoir sa copie, et qu’elle reconnaisse le Berry, et Bourges avec lui, comme le troisième pôle sur lequel se construit le développement régional. La balle est désormais dans le camp de l’exécutif socialiste du conseil régional, auquel appartient, ne l’oublions pas, le président de notre conseil général, M. Rafesthain. Espérons qu’il se décide à défendre un peu son territoire.
Cette situation montre en tout cas qu’il est urgent de fédérer les efforts de toutes les collectivités berrichonnes, afin de présenter un visage uni. A nous de profiter de ce débat sur le SRADDT pour y parvenir. C’est en tout cas mon souhaite, de voir Bourges prendre l’initiative de cette coopération, vitale pour l’avenir du Berry. A suivre également…
A noter enfin la décision prise d’intégrer 5% de bio dans le menu des cantines scolaires de la ville. Nous pourrons ainsi soutenir l’agriculture locale et offrir une alimentation de qualité aux élèves de la ville, pour un coût encore modéré. L’augmentation par repas ne dépasse pas le centime d’euros.
Rédigé à 10:00 dans Actualité, Bourges, Bourges Plus, Ecologie, Economie, le Berry, Région Centre, Social, Sports, Transports | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
On savait que la direction de la région Centre ne porte pas le Berry en très grande estime. Mais jamais la place de Bourges dans la région n’avait été jusqu’alors remise en cause.
Or voilà que le prochain schéma régional d’aménagement et de développement durable proposé par la région tire un trait sur son organisation tripolaire. Aux yeux de la gauche régionale, Bourges n’est qu’une ville de second rang. Rien ne vaut les grandes métropoles du Val de Loire.
Face à cette décision pour le moins surprenante il était légitime de s’attendre à une mobilisation générale de tous les élus berrichons pour défendre leur territoire. Déclasser Bourges, c’est en effet déclasser le Berry tout entier. Nos élus ont tout de même un poids certain à Orléans, eux qui comptent dans leurs rangs, notamment, un ancien président de l’exécutif régional et président du conseil général du Cher. Voilà un beau sujet pour transcender les clivages partisans, comme ont su le faire de nombreux territoires en difficulté. En Conseil municipal de Bourges, Irène Félix pour le PS et Jean-Michel Guérineau pour les communistes joignaient leur voix à celle de l’équipe municipale pour s’inquiéter de cette proposition.
Et pourtant, que pouvait-on lire dans les colonnes du Berry Républicain dimanche dernier ? M. Philippe Fournié, patron des socialistes du Cher et vice président du conseil régional, apporte son soutien total au nouveau schéma régional. Voilà qui clarifie les choses et montre tristement que le parti socialiste a décidé d’abandonner le Berry. Plutôt que de se battre pour que soit reconnu à Orléans le poids de Bourges et du Berry, voilà nos représentants socialistes à la région qui enterrent toute ambition pour le Cher et l’Indre.
Il reste quelques mois aux socialistes berrichons pour se ressaisir et montrer qu’ils souhaitent défendre et développer le Berry et non administrer son déclin.
Rédigé à 18:08 dans Actualité, Bourges, Bourges Plus, le Berry, Politique, Région Centre | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
Comme aurait dit Marx en son temps, un spectre hante l'Occident, le spectre du populisme.
Chaque jour qui passe voit une nouvelle attaque contre la modération, la raison, les Lumières. L'affaire DSK, aussi spectaculaire soit-elle, n'est qu'un nouveau développement de cette crise profonde que nous traversons, en Europe et aux Etats-Unis, celle des élites et de la démocratie.
Quelle que soit l'issue du procès de DSK, qu'il soit blanchi ou non, le mal est fait. Depuis plus de 48h, l'amalgame entre finance, mondialisation et de supposées élites déconnectées est présenté aux yeux de l'opinion publique avec une rare crudité. Et dans l'hypothèse où DSK sortait blanchi de cette sombre histoire, le moins que l'on puisse dire est qu'une telle décision n'aurait certainement pas la même publicité que sa présumée culpabilité.
Cette affaire, la force des images d'un DSK menotté, muet face à son juge, illustre à la perfection la crise de notre démocratie, du mode de représentation du peuple, de la légitimité du pouvoir, et in fine des élites qui en sont le fruit. Dominique Reynié le souligne à juste titre dans son ouvrage Populisme: la pente fatale. Il y décrit les ressorts de ce néo-populisme qui fructifie sur la peur de la mondialisation, de la disparition d'un double patrimoine immatériel – notre mode de vie – et bien concret – notre modèle social.
C'est ce qui donne toute leur force à des Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon. Tout deux proposent aux Français de les protéger en tapant sur les mêmes ennemis: la finance, les élites discréditées. Et, ironie de l'histoire, seuls ces mouvements populistes affichent une radicalité et un volontarisme propice à créer la confiance.
Mais l'envers de ces discours doit être dénoncé. Remettre en cause les élites, c'est remettre en cause le système qui les produit. Et ce système n'est rien d'autre que la démocratie. Ces agitateurs qui pointent du doigt les responsables politiques pour mieux faire oublier qu'ils font partie du même jeu, remettent en cause le seul système politique qui assure le gouvernement du peuple pour le peuple et par le peuple. Il n'y a pas plus éloignés du peuple que ceux qui se réclament de ce néo-populisme.
Ce qu'ils nous proposent - qu'ils soient bienveillants ou malveillants, peu importe - c'est le refus de la complexité, le sacrifice du bouc émissaire, la division de la France en bons et mauvais Français. Voilà un discours déjà entendu en d'autres époques peu glorieuses de notre histoire nationale.
Rappelons à ces néo-populistes qu'une valeur cardinale de la République c'est la fraternité. Et surtout, plus que jamais, ne nous laissons pas berner par le tumulte des images et des propos emportés qui trop souvent brident la pensée. Poursuivons, patiemment, le seul travail qui réponde à nos angoisses et nos craintes, celui de la rénovation et de la modernisation de la France et de l'Europe.
Rédigé à 23:20 dans Actualité, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
"Rome n'est plus dans Rome, elle est toute où je suis."
Telle est la phrase qui me venait en tête en lisant les commentaires suscités par l’annonce du départ de l’UMP de Jean-Louis Borloo. Le centre n’est plus à l’UMP, il est tout avec JLB ! C’est un peu, en substance ce que l’on pouvait lire en une de la presse, Libération allant jusqu’à tresser sa couronne de chrysanthèmes pour le parti présidentiel. C’était aller un peu vite en besogne. Déjà de nombreux élus, libéraux mais également démocrates-chrétiens et même radicaux, ont annoncé leur volonté de demeurer à l’UMP.
Derrière le miroir déformant qu’est l’annonce de Jean-Louis Borloo, deux vérités se font jour. La première, c’est la grande convergence, sur le fond, des centristes. La France comme le reste de l’Europe est secouée par la crise, malmenée par la mondialisation. La montée des populismes de tous bords en est l’incarnation. Le repli sur soi est la pire des réponses face à ces défis vitaux pour notre pays. Et la France a mille atouts pour les relever.
Mais cette convergence de vue des centristes s’arrête dès qu’il est question de stratégie. Il y a ceux, dont je suis, pour qui nous ne serons jamais aussi forts qu’unis avec les sensibilités qui structurent la droite et le centre, autour de valeurs communes que sont le mérite et le travail, la responsabilité, la fierté nationale et l’ambition européenne. L’UMP est le lieu de ce rassemblement. A nous, en son sein, d’y structurer une parole centriste qui puisse se faire entendre. Et il y a ceux qui, a l’instar de Jean Louis Borloo ou Hervé Morin, François Bayrou dans sa version la plus radicale, font le choix de l’indépendance. Ce choix a été le mien. Je considère aujourd’hui qu’il conduit à une impasse. Soit l’indépendance ne va jamais à la rupture, et se traduit alors en inféodation. Soit elle va jusqu’au bout de sa logique au risque de trahir les idées mêmes que l’on souhaitait défendre. A l’impasse ou aux faux semblants, je préfère, de loin, le travail collectif et le débat.
Alors oui, l’UMP doit revoir son mode de fonctionnement, organiser des primaires pour désigner ses candidats, notamment à la présidentielle, structurer des courants dignes de ce nom, ne pas être un bloc monocorde et enrégimenté. Mais l’idée même de grand parti de la droite et du centre demeure plus que jamais pertinente à mes yeux.
C’est pour cela qu’avec toute l’affection que je porte pour les amis centristes qui décideront demain de suivre Jean-Louis Borloo, je leur répète ce qui déclara à Tours, en 1920, Léon Blum au congrès qui vit les communistes quitter la SFIO : « Nous sommes convaincus, jusqu’au fond de nous-mêmes, que, pendant que vous irez courir l’aventure, il faut que quelqu’un reste garder la vieille maison».
Rédigé à 01:02 dans Actualité, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)